Fabriquer et réparer soi-même favorise une attitude plus respectueuse de l'environnement

Par Helen Bradley

3 Minutes de lecture

Fabriquer et réparer soi-même favorise une attitude plus respectueuse de l'environnement

Par Helen Bradley

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Selon l’Agence européenne pour l’environnement, « en moyenne, la consommation textile en Europe a le quatrième impact sur l’environnement et le changement climatique ». Nous devons tous repenser notre approche du textile. Fabriquer et réparer des textiles offre une alternative à la culture du jetable dominante. Apprendre à fabriquer est bien plus qu’un simple passe-temps agréable, cela nous donne un lien plus profond avec les choses que nous possédons et encourage une consommation plus responsable.

Créer une relation plus profonde avec les choses

Fabriquer à la main prend du temps. Lorsque nous investissons du temps dans la fabrication d’un objet, nous créons un lien émotionnel unique avec la pièce finie. Quand quelqu’un tricote un pull, brode un motif ou crochete un oreiller, la pièce finie est plus qu’un simple objet. Cela imprégne de la personnalité, de la créativité et du savoir-faire du créateur.

Ces objets faits à la main deviennent une partie de nous-mêmes, nous les valorisons et les utilisons plus longtemps. Certains deviennent même des objets de famille, transmis de génération en génération. Leur valeur augmente à mesure qu’ils passent de main en main, ce qui entraîne moins de déchets.

Les études de psychologie du consommateur montrent que nous sommes moins susceptibles de jeter des objets auxquels nous nous sentons émotionnellement attachés. Les vêtements faits à la main, avec leurs imperfections et leurs bizarreries uniques, contrastent fortement avec les vêtements produits en série.

Expression de l'individualité

Les objets fabriqués à la main sont personnels et uniques, ce qui les rend encore plus agréables à utiliser et à porter. Les tricoteuses et les crocheteuses adorent pouvoir dire : « J'ai fait ça ! », et il est peu probable que quelqu'un porte le même pull si vous l'avez fait vous-même. Cette joie signifie également que les articles faits à la main ont plus de chances d’avoir une durée de vie plus longue.

L’acquisition de compétences augmente l’appréciation

En acquérant les compétences nécessaires pour fabriquer des objets, nous développons un plus grand respect pour les matériaux et le travail impliqués dans la fabrication des objets. Vous êtes plus susceptible de prendre davantage soin de vos vêtements et de prolonger leur durée de vie. Cela favorise une consommation plus consciente et moins de gaspillage. Même l’origine et la durée de conservation des matières premières deviennent de plus en plus importantes.

Les patchs font leur grand retour

La joie de réparer grandit. Cela n'est plus possible simplement parce que vous n'avez pas les moyens de remplacer une pièce. Le reprisage, le raccommodage et la réparation documentent l’utilisation et l’histoire des vêtements. Les patchs décoratifs deviennent un mouvement culturel et témoignent du soin et de l'ingéniosité. La réparation favorise la pleine conscience et l’action consciente. En s'arrêtant pour réparer un vêtement, on réfléchit sur sa valeur et les ressources qu'il représente. Cette attitude encourage à repenser la consommation, réduit la demande de nouveaux produits et préserve des ressources précieuses telles que l'eau, l'énergie et les matières premières.

En conclusion, fabriquer et raccommoder des vêtements à la main est un acte d’amour pour l’environnement. C'est une contribution à une utilisation plus consciente des précieuses ressources que nous utilisons.